Avec six vice-présidents exécutifs équilibrant les familles politiques, la géographie et le genre, Ursula von der Leyen a consolidé son pouvoir personnel au cours de son deuxième mandat de présidente de la Commission européenne tout en inclinant subtilement l’exécutif européen vers la droite politiquement et vers l’est géographiquement.
La nouvelle commission composée de 27 membres dévoilée mardi illustre son engagement à rendre l’économie européenne plus verte, plus compétitive et plus sûre, et sa volonté impitoyable d’exercer son pouvoir pour écraser les critiques, récompenser la loyauté et punir ceux qui ne coopèrent pas avec elle. Son éviction du puissant commissaire français à l'industrie, Thierry Breton, qui avait critiqué son style de gouvernance personnel, et la rétrogradation du Hongrois Olivér Várhelyi au poste de santé et de bien-être animal, un affront au Premier ministre nationaliste hongrois Viktor Orbán, illustrent sa détermination à montrer qui est le patron.
En supposant que le Parlement européen approuve largement ses nominations, l’ancienne ministre allemande de la Défense a créé une structure avec un éventail de portefeuilles qui se chevauchent, garantissant qu’elle sera l’arbitre ultime sur toutes les questions clés – le budget, la défense, la législation climatique et la régulation économique.
La matrice est destinée à promouvoir une réflexion commune et à contribuer à la mise en œuvre des propositions ambitieuses pour une renaissance industrielle eur...
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